• NOUVEL AN

        LE NOUVEL AN  

     

     Le passage d'une année à l'autre se passe
    dans la nuit du 31 décembre au 1er janvier.

    Mais ca n'a pas toujours été le cas.
    Le calendrier dit "géorgien" a été instauré en 1582 par le pape Grégoire XIII.

    Avant, on se basait sur le calendrier "julien", mis en place par Jules César.

    La date du 1er janvier était déjà considérée comme le premier jour de l'an.

     
    Mais tous les habitants de la planète ne fonctionnent pas sur le même calendrier.

     


     

    Nouvel An chinois
     

    En Chine, la date du nouvel-an
    varie entre
    le 10 janvier et le 19 février. 


    Une nuit de Nouvel An,
    l'Empereur de Jade
    convia les animaux. 


    Seuls douze répondirent présent.

    Pour les remercier,
    Bouddha instaura 

    une année " symbolique "
    en l'honneur de chacun
    de ses visiteurs. 


    Simultanément, il décréta que chaque nouveau-né hériterait désormais 
    des caractéristiques de l'animal porté aux nues de cette année-là. 


     

     

    Le calendrier lunaire

     Le calendrier chinois comme celui de
    nombreuses autres civilisations est
    à l'origine un calendrier lunaire.
    C'est-à-dire qu'il tient compte
    de la marche des deux grands régulateurs
    de la nature, le soleil et la lune ;
    et se base sur des règles essentiellement astronomiques : les lunaisons.

    Chaque mois d'une année lunaire,
    longue de douze mois,
    débute par une nouvelle lune
    et dure vingt-neuf à trente jours.
    Les mois n'ont pas d'appellation particulière, ils sont désignés numériquement, en fonction de leur ordre d'apparition dans le temps.
    Certains mois toutefois, selon qu'ils comportent vingt-neuf ou trente jours,
    sont appelés « petit mois » ou « long mois ». 

     
    La solution chinoise fut d’intercaler un mois supplémentaire
    tous les deux à trois ans, qui serait annoncé par l’almanach.
    Ce mois supplémentaire n’est pas inséré à la fin de l’année lunaire,
    c’est-à-dire qu’il ne constitue aucunement un treizième mois
    à proprement nommé. Il est intercalé entre deux autres mois,
    de sorte qu’il y ait deux sixième mois, ou deux troisièmes mois etc.
    De cette façon le solstice d’hiver tombe toujours dans le onzième mois, l’équinoxe de printemps dans le second, le solstice d’été dans le cinquième
    et l’équinoxe d’automne dans le huitième.
    Pour des considérations astrologiques,
    le système d’intercalation ne peut s’appliquer entre le douzième
    et le premier mois, ni dans une période durant laquelle le soleil
    passe d’un signe du zodiaque à un autre.
    Il en résulte un calendrier lunaire dont le premier jour de l’année
    fluctue d’une année à l’autre.

     
    Avant la réforme du calendrier en 104 avant notre ère,
    certaines dynasties établissaient elles-mêmes le jour du nouvel An
    car la détermination du calendrier a toujours été une prérogative royale, jalousement gardée, qui supposait parfois des implications politiques.
    Sous les Zhou (1122 av. JC-256 ap. JC) il tombait au onzième mois
    cependant que d’autres états vassaux, utilisateurs de calendriers différents, l’avaient fixé à une toute autre date.
    Dès lors au moment de la réforme du calendrier,
    on établit que l’année commencerait à la première lune
    qui suivrait la sortie du soleil du dernier des trois signes hivernaux,
    le capricorne.
    Le jour de l’An tombe ainsi toujours
    entre le vingt-et-un janvier et le douze février (d’après le calendrier solaire).

     
    Depuis cette première réforme, il y eut très peu de changements
    dans le calendrier, jusqu’à ce que la République de Chine
    ait définitivement adopté en 1912 le calendrier Grégorien.
    Dans le même temps, il fut décidé de donner au nouvel An
    le nom de fête du « printemps », de manière à différencier
    le nouvel An occidental avec le nouvel An chinois,
    puisque sa date de célébration resterait celle du nouvel An lunaire,
    qui ouvre précisément la saison printanière.


    Le Génie du Foyer

     Une semaine avant le  Nouvel An chinois,
    chaque famille
    procède à la cérémonie d'adieu au Génie du Foyer.
    Celui-ci doit en effet faire un long voyage au Ciel pour présenter
    son rapport annuel à l'Empereur de Jade (divinité céleste)
    sur les bonnes et les mauvaises actions de la famille

    au cours de l'année écoulée.
    Afin d'obtenir les faveurs du Génie, on présente devant son image placardée dans la cuisine de nombreux cadeaux alimentaires.
    Les Chinois ont l'habitude de lui offrir en particulier des sucreries,
    de préférence des produits collants,
    afin de l'empêcher d'ouvrir la bouche et dire du mal d'eux devant
    l'Empereur de Jade. 
     

     

     

     

    L' argent de la chance
    Le réveillon se termine toujours par la distribution de "l' argent de la chance ".

    Les adultes, en particulier les parents et grands-parents,
    remettent aux enfants des enveloppes rouges contenant de l' argent
    qui est censé leur apporter la chance durant toute la nouvelle année.
    Autrefois l' argent
    du Nouvel An se présentait sous la forme
    de cent pièces de cuivre liées ensemble,
    symbolisant l'espoir de vivre jusqu'à cent ans.

     

      La danse du dragon

     

     Contrairement aux Occidentaux,
    les Chinois considèrent le dragon comme un animal
    représentant la noblesse,
    la bravoure et la chance
    . Après plus de mille ans d'existence,
    cette danse du dragon conserve toute sa popularité
    et tout son pouvoir de fascination. Elle peut s'exécuter le jour ou la nuit.
    Le spectacle nocturne est toujours d'une beauté
    saisissante.
    Le dragon utilisé est paré d'une grande variété de couleurs chatoyantes.
    Il comprend en général de 9 à 12 sections,
    chacune pouvant atteindre de un à trois mètres de longueur.
    Tambours et gongs rythment la danse de cet animal
    mythique
    tant respecté des Chinois. 
     


    Durée des festivités

     La veille du  Nouvel An chinois et les 3 jours qui suivent sont des jours fériés. Mais dans plusieurs branches d'activité, la fête dure une semaine entière.
    Les seuls établissements ouverts durant cette période
    sont les théâtres et les restaurants.
    La vie économique du pays reprend le 7e jour du  Nouvel An,
    mais l'ambiance festive continue jusqu'à la Fête des Lanternes,
    au 15e jour du premier mois de l'année.

     

     

     

    Rites et coutumes

     

     En Chine, la célébration du Nouvel An varie d'une province à l'autre.
    Mais certains rites et coutumes sont adoptés par tous les Chinois,
    qu'ils résident au Nord ou au Sud, dans le pays ou à l'étranger.

     
    Tout d'abord, pas de  Nouvel An sans pétards.
    Ceux-ci détonent pratiquement sans discontinuer pendant toute la journée,
    et de façon sporadique durant une semaine
    entière.

     
    Les Chinois aiment coller un peu partout dans la maison
    des messages de bon augure écrits sur du papier rouge.
    Deux sentences parallèles rédigées en parfaite calligraphie
    ornent les 2 côtés de la porte d'entrée.
    La jarre de riz est souvent surmontée d'une pancarte
    portant les mots "Toujours pleine!".
    Des offrandes aux différents Génies font partie du rituel du Jour de l'an.
    On rend hommage aux ancêtres décédés et fête
    l'arrivée du nouveau Génie du Foyer en plaçant son image dans la cuisine.

    Le réveillon

     Tout comme le réveillon de Noël pour les Occidentaux,
    le réveillon du Nouvel An chinois est avant tout une fête de la réunion familiale où tout le monde se retrouve autour d'une table.
    Le dîner ne peut commencer que lorsque
    tous les membres de la famille
    sont présents.
    Des places sont réservées à ceux qui travaillent au loin
    et ne peuvent rentrer pour le festin familial.

     
    Le repas comporte un grand nombre de plats,
    et certains plats à signification symbolique figurent obligatoirement au menu:
    le plat appelé "légumes de la longue année" représente l'intelligence;
    "poulet entier" est censé assurer la santé
    à tous les membres de la famille, etc.

    Les boulettes de poisson, les boulettes de crevettes et les boulettes de viande, qui représentaient les 3 sommets du concours administratif
    dans la Chine ancienne, représentent aujourd'hui le succès dans les études.
    Le réveillon du Nouvel An est à plus d'un titre un dîner absolument
    à part dans l'année.




     


    Nouvel An bouddhiste

    D'après le calendrier lunaire.
    En Thaïlande, notamment, il s'agit d'une des fêtes les plus importantes.
    Les réjouissances durent 3 jours et à Chang Mai, par exemple,
    elles durent carrément deux semaines ! 
     

     

    Nouvel An Musulman
     

     Le calendrier islamique est un calendrier lunaire. Il comporte 12 mois.
    Le 1er mois de l'année musulmane est Al-Muharram
    comme Janvier dans le calendrier grégorien.
    Le calendrier musulman a commencé le 1er de Al-Muharram de l'an 1 de l'Hégire (16 juillet 622 de l'ère chrétienne),
    c'est-à-dire, lorsque Mohamed a quitté La Mecque pour Médine.
    Hégire vient d'un mot arabe signifiant départ, exode, migration... 

    Nouvel An juif

    Dans la religion juive, le nouvel an est la fête de Rosh Hashana.

     

     La fête de Roch Hachana, en hébreu « tête de l'année »,
    marque le début de la nouvelle année juive et se déroule sur deux jours.
    En 2007, l'an 5768 pour le calendrier juif,
    Roch Hachana aura débuté le soir du 13 septembre
    et pris fin le 14 septembre à la tombée de la nuit…

     Roch Hachana ouvre pour les juifs un grand temps de prière
    et évoque de nombreux symboles. Roch Hachana, c'est…

     


    Le jour de la création du monde

     

    Ce jour rappelle
    le jour de la création du monde
    et plus précisément
    de la création du premier homme .

    Ainsi naissent Adam et Eve,
    créés à l'image de Dieu,
    et dont descend toute l'humanité.

     

     

     

     Le jour du Jugement

     

     Pendant deux jours, Dieu juge les êtres , juifs ou non,
    pour leurs bonnes ou leurs mauvaises actions.
     C'est aussi à cette occasion qu'il décide des grandes lignes du destin
    de chacun, décision prise en fonction de l'utilisation
    que chaque homme fait de son libre arbitre…

     Roch Hachana introduit une période de 10 jours , dits aussi « jours terribles », pendant lesquels les juifs font pénitence , se réconcilient avec leurs prochains, et se repentent pour les fautes qu'ils ont commises.

    Un repentir qui peut influencer le jugement de Dieu…

     
    A l'issue des dix jours, on célèbre Yom Kippour  : la fête du Grand Pardon.
    Les fidèles observent alors 25 heures de jeûne au cours duquel,
    réconcilié avec les autres, demandent le pardon de Dieu
    et leur inscription au Livre de la vie.

     

     

     

     

    Le jour du Chofar

     

    On peut lire dans la Torah :
    « Le 7 e mois, le premier jour du mois
    sera une convocation sainte,
    ce sera un jour de sonnerie ».
    A Roch Hachana, on sonne donc le Chofar
    (en soufflant dans une corne de bélier)…
    Mais pourquoi ?

    D'abord pour rappeler le sacrifice d'Isaac qui,
    prêt à donner sa vie pour Dieu,
    a finalement été remplacé par un bélier. 
     
    Pour rappeler aussi que les juifs, au pied du Mont Sinaï,
    entendaient le son du Chofar et ainsi inciter leurs ancêtres
    à accepter les commandements de Dieu .

    Enfin, la sonnerie du Chofar aurait pour but de réveiller ceux qui l'entendent, voire de les effrayer pour les inciter à faire pénitence …

     

    Le jour de l'an

     Une nouvelle année commence,
    c'est une nouvelle étape pour chacun.
    Roch Hachana s'accompagne
    d'une mise en scène remplie
    de symboles de réussite, de douceur
    et de joie pour l'année à venir .

    Une fête chargée de symboles …
    pendant laquelle les juifs ne travaillent pas et se consacrent entièrement à Dieu.

     

     

    Nouvel An iranien 

     Le nouvel an Iranien s’appelle Eid Norouz
    (Nowrouz : now = nouveau, rouz = jour), qui veut dire la fête du nouveau jour.

    L’année commence le jour du printemps.


     C'est la fête la plus importante des iraniens
    où qu 'ils soient depuis plus de 6000 ans.
    Elle date d'avant l'islam et le peuple iranien a pu le sauvegarder
    malgré les différentes invasions au cour de son histoire.
    Les festivités commencent le dernier Mardi de l'année qui finit,
    au coucher du soleil et se terminent le treizième jour
    de la nouvelle année qui commence. 
     
    Pour fêter le nouvel an les enfants mettent un habit neuf
    et les adultes leur donnent de l’argent comme cadeau.
    Les gens se rendent visite.

    Chaque famille fait pousser sur des plateaux du blé et des lentilles
    pour fêter l’arrivée du printemps. 


    En harmonie avec le renouveau de la nature, le nouvel an iranien,
    ou Nowrouz (now = nouveau, rouz = jour),
    commence avec le premier jour du printemps.
    Le passage à la nouvelle année (Tahvilé Sâl) se fait exactement
    au moment de l'équinoxe du printemps.
    La fête du nouvel an ne se déroule donc pas forcément à minuit
    le soir du dernier jour de l'année,
    mais l'heure est calculée en fonction de la position de la terre sur sa trajectoire.

    On tient ainsi bien compte des 365 jours 1/4 de l'année.

    L'origine du calendrier est, comme pour les autres calendriers musulmans, l'Hégire : l'an 622 du calendrier grégorien.
    L'Hégire marque le moment où le prophète Mahomet
    quitte La Mecque et les persécutions des notables mecquois
    pour partir à Médine et organiser la nouvelle communauté des croyants.

    Contrairement au calendrier arabe,
    le calendrier iranien est solaire et non lunaire. 

    Quelques semaines avant Nowrouz, il faut nettoyer et ranger
    les maisons de fond en comble, préparer de nouveaux habits
    pour le nouvel an et ainsi accueillir la nouvelle année purifié.

    Des personnages maquillés et portants des habits de couleur vive,
    les Hadji Firouz, sillonnent les rues avec des tambourins
    pour annoncer l'arrivée de la nouvelle année.


    Tchahar chanbeh souri

     La nuit du dernier mardi de l'année, appelée "Chabé Tchahar chanbeh souri", est une fête d'origine Zoroastrienne. C'est la fête du Feu.
    Dans les rues, des brasiers sont allumés par dessus lesquels les habitans bondissent en criant :
    "Sorkhié to az man va zardié man za to", ce qui veut dire
    "Donne moi ta belle couleur rouge et prends en échange ma pâleur maladive!".
     
    La fête s'accompagne de "Ghâchogh zani", c'est à dire de "tapage de cuillère".

    Les enfants, cachés dans des tchadors tapent avec des cuillères
    sur des casseroles pour annoncer le dernier mercredi de l'année.
    Ils vont de porte en porte et reçoivent des friandises sucrées ou salées. 


    La table du nouvel an

    Dans chaque maison est dressée une table de "haft sin",

    littérallement " 7 S".

    Il s'agit d'une table où se trouvent 7 choses 
     commençant par la lettre S.

    On y trouve par exemple :



     Sabzeh des lentilles qu'on a préablement fait pousser.

     Sib        des pommes

     Serkeh du vinaigre

     Sir         de l'ail

     Somâgh du sumac

     Sekeh des pièces

     Sendjed des olives de Bohême

     Sonbol  une jacinthe

     

     On y trouve également, un miroir, des bougies, des oeufs coloriés,
    un bocal de poissons rouges et un Coran. 


    La fête du Sizdeh bedar

     Le 13ème jour de Farvardine, le premier mois de l'année,
    la famille quitte la maison en emportant
    les Sabzeh du Haft Sin (les lentilles germées de la table du nouvel an)
    pour les jeter loin de la maison dans l'eau.
    Il s'agit d'éloigner le mauvais sort de la demeure.
    Le Sizdeh bedar clôt les fêtes de Nowrouz. 

     

     

     

     


    Nouvel An russe

     

     

     

       Les Russes enchaînent deux fêtes :
    le Nouvel an classique le 31 décembre,
    le 13 janvier, avec le Nouvel An orthodoxe
    (comme en Grèce ou au Moyen-Orient notamment).

     

     

     

     La tradition d'échanger des voeux entres voisins
    en fin d'année est très ancienne. 
     
    Afin de pouvoir généraliser cette pratique et l'étendre à des amis
    et des parents éloignés,
    il faut attendre le développement des systèmes postaux.

     
    Même au milieu du XIXe siècle,
    les anglais n'ont plus le temps d'écrire toutes les lettres de voeux.

    Sir Henry Cole, fort occupé, fait imprimer en 1843,
     les premières cartes gravées de Noël :
    il n'a plus qu'à ajouter son nom et celui de son destinataire.

     

      

     

     

     

     


     


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