• FETE DES PERES

      

    Fête des Pères 

    Origine de la Fête des Pères

      Sans remonter au Pater familias romain,
    dont le terme usuel aujourd'hui évoque l'autorité plus que la tendresse,
    ce sont à nouveau les américains, comme pour les mamans,
    qui ont consacré les premiers une fête aux papas.


     C'est en 1910 à Spokane, aux Etats unis, que Sonora Smart Dood en eu l'idée.
    elle voulait rendre hommage à son père qui avait élevé seul 6 enfants.
    Son père etant né en juin, elle choisit ce mois pour organiser la première fête des pères.

     

    Officialisation de la Fête des Pères

     
    Calvin Coolidge, Président oublié de 1924 à 1929, inaugure son mandat
    par la création d'un jour spécial dédié aux papas,
    et Lyndon Johnson, successeur de John F. Kennedy,
    fixe cette fête au troisième dimanche de juin en 1966.

       
    En France, on fête les père depuis 1952

     

    Origine du mot "père" 

      Père vient du latin "pater", qui désigne à la fois le représentant de l'autorité,
    le père de famille et le géniteur.
    Aujourd'hui le terme père nous evoque plutot la tendresse,
    mais le rôle du père a évolué au fil du temps,
    pour passer de l'autoritaire pater familias de l'antiquité,
    qui avait même le pouvoir de vendre ses enfants, au papa pour d'aujourd'hui !



    L’autorité paternelle


    Le père de famille de l’Antiquité, empereur chez lui


      Sous l’Antiquité, le pater familias règne dans sa famille comme César sur Rome.
    Il a droit absolu de vie et de mort sur ses enfants.
    Une scène reste connue : celle de la présentation des nouveau-nés à leur père… L’enfant qui vient de naître est amené et montré à son père.
    Si celui-ci le trouve fort et beau, le nouveau-né trouve place dans la famille.
    Sinon, il est mis à mort ou exposé à l’abandon sur une place publique.
    Ce droit de vie et de mort permanent des pères sur leurs enfants
    est supprimé à la fin de l’Antiquité par les empereurs chrétiens.


    Au Moyen âge, une autorité partagée avec la mère
      L’autorité parentale est mieux partagée et moins forte au Moyen Age.
    Les filles sont placées sous l’autorité maternelle.
    Les garçons sont aussi sous la responsabilité de leur mère
    jusqu’à l’âge de l’apprentissage professionnel (vers huit à douze ans)
    ou chevaleresque (douze à quinze ans)
    et passent à ce moment-là seulement sous l’autorité du père.
     
    La puissance paternelle est d’autant plus affaiblie que l’Eglise reconnaît au Moyen âge la validité des mariages contractés sans le consentement des parents
    à partir de treize ans pour les garçons et onze ans et demi pour les filles,
    mariages qui souvent émancipent les enfants.

    La Renaissance : un retour au pouvoir du père


    L’autorité paternelle et son pouvoir de coercition se renforcent à partir du XVIème siècle, sans doute à cause du renouveau du droit et du renforcement de la monarchie absolue.

    Le garde des Sceaux Guillaume du Vair écrit que :
     "nous devons tenir nos pères comme des Dieux sur terre"
    et Jean Bodin va jusqu’à réclamer le rétablissement du droit de mort du père sur ses enfants !
      Sans aller jusque-là, les pères retrouvent alors la plus grande partie des droits accordés par les anciennes lois romaines.
    La puissance paternelle s’étend non seulement aux enfants mais aux petits-enfants
    et à toutes les générations qui suivent.
    Ces "enfants de famille" ne peuvent conclure de contrat
    (notamment de prêt ou de mariage) sans l’accord du père ni faire de testament.
     
    Cette autorité paternelle est de durée variable selon les régions.
    Dans les pays de droit écrit, elle s’étend à tous les descendants aussi longtemps
    que vit le chef de famille.
    En Bretagne, le fils reste jusqu’à ses soixante ans sous l’autorité du père
    à moins de se marier avec son consentement, ce qui l’émancipe.
    Dans le Poitou, les enfants célibataires restent soumis au père toute leur vie
    mais peuvent tester à partir de vingt ans.
    Dans le Berry, le mariage émancipe les enfants,
    mais à Montargis les célibataires sont affranchis à partir de vingt ans…


    L’égalité révolutionnaire entre le père et ses enfants
      La Révolution met en avant l’égalité des membres de la famille et,
    à propos des enfants, assure que "la voix impérieuse de la raison s’est faite entendre ; elle a dit : il n’y a plus de puissance paternelle…
    Suurveillance et protection, voilà les droits des parents".
     
    Le Consulat fait par nécessité un premier pas en arrière
    en reconnaissant la puissance paternelle,
     "droit fondé par la nature et confirmé par la loi". 
     
    L’ordre des familles est maintenu mais des limites à la puissance paternelle
    empêchent un retour à la patria potestas du droit romain.


    Du Code Napoléon à aujourd’hui
      Avec son Code civil de 1804, Napoléon réalise un nouveau compromis
    entre le droit révolutionnaire et le droit d’Ancien Régime
    et contribue à renforcer "l’autorité de son chef…
    car c’est par la petite patrie (la famille) que l’on s’attache à la grande".
     
    La famille se suffit alors à elle-même.
    C’est très progressivement que l’Etat va prendre en charge des fonctions
    qui relèvent auparavant du père de famille :
    instruction, surveillance sanitaire et alimentaire…
    L’Etat peut même désormais se substituer au père en cas de défaillance ou de carence. 
     
    Enfin, des réformes successives au XXème siècle ont remplacé la famille hiérarchique fondée sur l’autorité du mari et du père
    à une famille égalitaire entre les époux qui prennent solidairement
    les décisions concernant les enfants.

    Pour conclure sur une image d’Epinal mais qui traduit bien le nouveau rôle des pères, de ces papas-poules dont les magazines brossent régulièrement le portrait,
    on pourrait dire que les enfants ont désormais un papa
    qu’on aime plutôt qu’un père que l’on craint !

     

     



     

     


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