• FETE DES GRAND-MERES



    Histoire et origine de la fête des Grand-Mères


    La Fête des grand-mères n'est pas une fête très ancienne, en effet elle a été créée dans les années 80 par la marque de café Grand Mère.

    Depuis,
    on fête "officiellement" nos grands mères chaque premier dimanche de mars.
    La Fête est maintenant inscrite dans les calendriers français.


    Bien que cette fête soit d'origine commerciale, c'est tout de même l'occasion de dire à nos grand-mères combien nous les aimons.


    Souvenirs de Grand-Mère

    Une grand-mère ?
    Le mot évoque tant de choses :
    douceurs et gâteries pour les uns, rigueur pour les autres,
    récits enjolivés pour celles que l'on n'a pas connues…
    Retrouvons pour le plaisir de la lecture le souvenir de quelques grands-mères d'écrivains

    La grand-mère des images d'Epinal

     Parfois, la grand-mère porte des robes et des coiffures de l'ancien temps.
    Douce pour ses petits-enfants, elle leur sort des livres d'un autre siècle, joue avec eux à des jeux oubliés des nouvelles générations…
    Avec ses habitudes parfois surannées, elle a pour les petits une saveur " d'autrefois ", d'un passé devenu forcément bien doux et protecteur.
    " Bonne-maman avait des joues roses, des cheveux blancs, des boucles d'oreilles en diamant ;
    elle suçait des pastilles de gomme, dures et rondes comme des boutons de bottines, dont les couleurs transparentes me charmaient ; je l'aimais bien parce qu'elle était vieille. […]
    Je déjeunais chez eux tous les jeudis ; rissoles, blanquette, île flottante ; bonne-maman me régalait.
    Après le repas, bonne-maman sortait du buffet la toupie métallique sur laquelle on enfilait, pendant qu'elle tournait, des ronds de carton multicolore.
    Elle faisait avec moi des parties de dominos, de bataille, de jonchets. "
    (Simone de Beauvoir, Mémoires d'une jeune fille rangée, Gallimard).



    La grand-mère qui ne s'en laisse pas conter

    D'autres interviennent dans l'éducation des petits-enfants.
    " Après tout, pensent-elles, puisqu'elles ont déjà élevé les leurs, elles savent ce qui est bien ".
    Elles ont d'ailleurs souvent le recul qui manque aux parents et leurs remontrances n'empêchent pas les petits de les aimer aussi fort.
    " Ma grand-mère me donnait les plus vives inquiétudes :
    j'avais la douleur de constater qu'elle ne m'admirait pas assez. Elle blâmait ouvertement en moi le cabotinage qu'elle n'osait reprocher à son mari :
    j'étais un polichinelle, un pasquin, un grimacier, elle m'ordonnait de cesser mes " simagrées ".
    J'étais d'autant plus indigné que je la soupçonnais de se moquer aussi de mon grand-père. […]
    À part cela, bien entendu, je l'adorais : puisque c'était ma grand-mère. "
    (Jean-Paul Sartre, Les mots, Gallimard) 



    La grand-mère originale

    Avec le recul des années, la grand-mère sait parfois prendre des décisions éducatives novatrices, avec intelligence et pédagogie.

    George Sand se souvient ainsi de son apprentissage de l'écriture, commencé dans la peine et la répétition avec sa mère et libéré par sa grand-mère…

    " Ma mère me faisait faire de grandes pages de bâtons et de jambages.
    Mais, comme elle écrivait elle-même comme un chat,
    j'aurais barbouillé bien du papier avant de savoir signer mon nom, si je n'eusse pris le parti de chercher moi-même un moyen d'exprimer ma pensée par des signes quelconques. [...]
    Je vins bientôt à bout de me faire une orthographe à mon usage.
    Elle était très simplifiée et chargée d'hiéroglyphes.
    Ma grand-mère surprit une de ces lettres et la trouva très drôle, [et] conseilla à ma mère de me laisser griffonner seule tant que je voudrais.
    Elle disait avec raison qu'on perd beaucoup de temps à vouloir donner une belle écriture aux enfants et que pendant ce temps-là ils ne songent point à quoi sert l'écriture. "
    (G. Sand, Histoire de ma vie, 1854) 



    La grand-mère bourrue

    Et puis, il y a ces grands-mères pour lesquelles un chat est un chat :
    elles ont passé l'âge de s'amuser à couper les cheveux en quatre.
    Elles pestent contre les problèmes, les contrariétés, les chamailleries des frères et sœurs, mais gardent pour leurs petits-enfants, sous des dehors bourrus, un cœur immense et une affection indéfectible.

    " Grand-mère jugeait les pluies ineptes.
    Pour elle, il devait pleuvoir une fois pour toutes et qu'on n'en parle plus.
    On lui confiait la responsabilité du régime des pluies, elle bloquait huit jours dans l'année pour y faire tomber la quantité d'eau étalée sur douze mois […].
    Au lieu que là, disait-elle, cette douche écossaise à la mode de Bretagne, on n'en sortait jamais.
    Elle pestait contre le mauvais temps comme après tout ce qui allait mal.
    Elle si ferme sur les principes jurait vingt fois par jour
    des " nom de nom " - nom de qui, on ne savait pas
    - qui résonnaient lourds de menaces et de sous-entendus "
    (Jean Rouaud, Les champs d'honneur, Les Éditions de Minuit).

     

     

     

     


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